Comment réduire et soigner une entorse survenue lors d’une randonnée ?

entorse randonnée

La randonnée est un loisir pratiqué tous les ans par des milliers de personnes amoureuses de montagne et de découvertes. Bien que ce soit un exercice apprécié du grand public, faire de la randonnée comporte certains risques.

Les accidents sont fréquents chez les randonneurs pédestres et ceux-ci ne savent pas toujours quoi faire pour continuer la marche malgré la douleur.

En cas d’entorse de la cheville ou du genou, par exemple comment s’en sortir et continuer sans mal ? Découvrez la réponse ici.

Premiers soins en cas d’entorse en randonnée

Une entorse est le résultat d’une sollicitation abusive d’une articulation. C’est une lésion (étirement, déchirure) d’un ligament qui est une sorte de fil qui lie les os entre eux.
Les cas d’entorse sont très fréquents en randonnée et représentent 25 % des accidents sportifs. Selon les statistiques, l’entorse la plus récurrente est celle de la cheville et ensuite viennent les entorses du genou, du poignet puis celle de l’épaule.

Les premiers soins en cas d’entorse répondent à la méthode GREC : glace, repos, élévation et compression.

Vous devez en premier lieu appliquer de la glace sur la partie douloureuse afin de diminuer l’hématome et le gonflement. Le froid va aussi permettre une atténuation (momentanée en cas d’entorse grave) de la douleur.

Ensuite, il faut reposer le membre et ne pas le bouger afin de ne pas aggraver le mal. S’il s’agit d’une entorse de la cheville ou du genou, utilisez des béquilles et ne posez surtout pas le pied au sol (ne pas exercer de pression avec son poids).

Pendant le repos, vous devez placer votre pied en hauteur pour réguler la circulation sanguine. Enfin, vous pouvez compresser votre membre en plaçant tout autour une bande (strapping) ou une attelle. La compression permet de protéger la peau et réduire l’ecchymose.

Étant en randonnée, vous pouvez ne pas disposer des éléments nécessaires cités plus haut. Voici donc quelques astuces pour soigner votre entorse en pleine montagne.
Si le mal vous empêche de continuer votre randonnée, vous pouvez appliquer une crème anti-inflammatoire sur la blessure pour calmer la douleur. Vous pouvez aussi prendre un paracétamol, mais attention aux antalgiques !

Si vous n’avez pas de glace sur vous, trempez votre membre blessé dans l’eau d’une rivière pendant quelques minutes. Une fois la douleur atténuée, utilisez votre bâton de randonneur en guise de béquille pour soutenir votre poids surtout lorsque vous sentez que vous avez du mal à marcher.

Si vous n’avez pas d’enflure, vous pouvez continuer votre marche sans grand mal. Il faut tout de même que vous vérifiiez l’état de votre membre de temps en temps pendant la marche pour voir s’il n’y a pas de complication. Dès que la douleur refait surface, ne forcez pas, arrêtez-vous un moment et reposez-vous.

On entend souvent dire qu’en cas d’entorse à la cheville, on doit garder les chaussures pour éviter une enflure, ce qui est complètement faux ! Il faut plutôt les enlever pour vérifier l’état de la blessure.

Entorse : Quels symptômes ?

S’il s’agit d’une entorse légère, vous allez sentir une douleur au niveau de l’articulation et un gonflement apparaîtra quelque temps après ou même le lendemain. Dans ce cas-là, on peut toujours bouger le membre concerné malgré la douleur.

Pour les entorses modérées, les manifestations sont pratiquement similaires. La différence est que la douleur se fait un peu plus insistante, ce qui oblige le malade à limiter ses mouvements. L’enflement apparaît beaucoup plus rapidement (en moins de 4 heures) et la partie touchée présente une ecchymose.

Les cas les plus délicats sont ceux de l’entorse grave. Elle se manifeste par une sensation de déchirure ou un craquement. La douleur est forte et empêche l’articulation de bouger et d’exercer une pression (marcher, courir). Le gonflement apparaît dès les premières minutes et on note la présence d’une ecchymose.

En cas d’entorse grave, il est possible que vous ne puissiez tout simplement plus avancer. Dans ce cas, le mieux à faire est d’appeler les secours. Quand certains sont capables de les appeler pour un petit bobo, d’autres ont honte de le faire ou s’imaginent que leur cas n’est pas important alors qu’ils sont en mauvaise situation physique…

Indiquez clairement votre situation à la personne qui répond votre appel d’urgences et c’est elle qui décidera si vous avez besoin qu’un équipage vienne vous secourir.

Que faire une fois à la maison ?

Une fois à la maison, si vous sentez que la douleur est toujours présente, rendez-vous immédiatement à l’hôpital le plus proche. Le médecin pourra examiner votre blessure et déterminer s’il s’agit d’une entorse bénigne (foulure), d’une entorse modérée ou d’une entorse grave.
Dans le premier cas, un simple examen suffit pour déterminer quel traitement suivre pour calmer la douleur. Sinon, le médecin peut effectuer une imagerie (radiographie, scanner ou IRM).

Selon les cas, un plâtre peut être mis pour immobilier et permettre une meilleure guérison.

En général, une rééducation auprès d’un kiné s’impose pour faire retrouver son entière mobilité à l’articulation. Des séances seront prescrites par votre médecin. Les faire limite votre risque de rechute.